Un sexologue différent à Sautron près de Nantes (44) et à Bois d'Ennebourg près de Rouen (76)
- pagayot
- il y a 6 heures
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Depuis toujours, j'ai eu l'intuition qu'être psychothérapeute sans pouvoir accompagner les client(e)s dans leur intimité et leur sexualité était un non sens.
C'est la raison pour laquelle je me suis formé pendant 2 ans à la sexothérapie, et pendant des années au massage.
Les difficultés dans la sexualité ne sont pas toujours d'ordre physiologique ou psychologique, elles manifestent souvent une difficulté dans l'intimité, qui peut être de plusieurs ordres :
L'intimité physique
Certaines personnes ne sont pas à l'aise avec le contact, le toucher, elles sont comme coupées de leur corps. Elles n'aiment pas trop prendre ou être prises dans les bras, évitent les câlins et les "hugs", n'aiment pas regarder la télé en "étant collés", n'embrassent pas souvent. Leur conjoint les décrit souvent comme n'étant pas tactile. L'intimité sexuelle va donc être évitée ou être fonctionnelle.
L'intimité émotionnelle
D'autres personnes sont coupées d'elles-même, elles sont très mentales et sentent très peu leurs émotions. Tout est analysé, filtré, décortiqué, mentalisé. Elles ne sont pas à l'aise avec le fait même de se regarder dans les yeux, cela déclenche du malaise, de la fuite, de la nervosité, un inconfort. Ressentir l'amour, l'exprimer, recevoir l'amour de l'autre est compliqué. Faire l'amour peut être parfois pour ces personnes un espace inconfortable, parce que l'amour dans l'intimité invite à être proche de soi et de l'autre.
L'image de soi
Cela concerne le plus souvent les femmes, qui ont pour beaucoup une mauvaise image d'elle-même. Elles n'aiment pas leur corps ou certaines parties de leur corps. Dans la dictature esthétique de notre société, elles trouvent toujours des critiques et des reproches à se faire, avec du "trop" ou du "pas assez" à certains endroits de leur corps. Et de ce fait, elles ont du mal à accepter que leur compagnon puisse lui aimer leur corps sans réserve. Cela se traduit par des phrases comme "Comment peux-tu me désirer avec le corps que j'ai ?" Cela peut aller jusqu'à ne pouvoir faire l'amour que dans le noir, à ne pas supporter le regard du compagnon.
Les hommes peuvent aussi être affectés par une prise de poids, particulièrement au niveau du ventre dès la cinquantaine.
Il arrive enfin qu'il soit difficile d'accueillir et d'intégrer les modifications du corps du conjoint (maladie, grossesse, vieillissement), ce qui peut impacter le désir et l'intimité.
Ces différends champs peuvent se combiner entre eux et rendre la sexualité insatisfaisante, rare, voire inexistante.
J'ai déjà reçu des couples qui n'avaient plus de sexualité depuis des années pour toutes ces raisons.
Dans ce contexte, s'il n'y a plus d'inimité, il ne reste parfois que le conflit pour être en relation si le lien de couple n'est pas nourri par ailleurs.
Le travail en thérapie de couple va donc être d'abord de récréer du lien, d'accompagner chacun(e) à se reconnecter à son corps et à ses émotions, pour pouvoir à nouveau rencontrer et se laisser rencontrer par l'autre. C'est une véritable rééducation qui demande du temps.
Ce travail de couple gagne à être enrichi par des séances individuelles ou chacun(e) va pouvoir explorer en profondeur ses limitations à l'intimité.
Pour les femmes en conflit avec leur corps, le massage reconnectif est un outil magnifique pour les accompagner à se réconcilier avec lui. Les effets sur l'intimité peuvent être très rapides.
La bonne nouvelle est que, si chacun des partenaires est volontaire pour évoluer, il est possible de tisser rapidement de nouveaux liens, plus entiers, plus authentiques, qui vont nourrir la relation, la Vie intime et l'envie d'être proches.
Pascal Gayot
Thérapeute de couple / sexologue


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